Hypothèses relatives aux marchés des capitaux : une approche mondiale exhaustive pour les 20 prochaines années

Nous croyons qu’au cours des 20 prochaines années, les rendements des actifs seront inférieurs à leurs moyennes à long terme, que les actions surpasseront les obligations et que les marchés émergents enregistreront les meilleurs résultats.

Faits saillants

  • Selon notre hypothèse relative aux marchés des capitaux à long terme, les actions américaines dégageront des rendements inférieurs à la moyenne à long terme en raison de leur potentiel de croissance moindre et de leurs valorisations de départ plus élevées.
  • Les actions des marchés émergents représentent le secteur le plus attrayant pour les rendements prévus des marchés publics en raison de leurs perspectives de croissance favorables et de valorisations de départ plus abordables.
  • Les attentes à l’égard du rendement des titres à revenu fixe sont plus élevées par rapport à 2021 en raison des taux obligataires de départ supérieurs.
  • Une inflation supérieure aux attentes nuirait vraisemblablement aux résultats de la plupart des catégories d’actions et de titres à revenu fixe. Les titres à revenu fixe et à rendement nominal de longue durée sont les plus menacés par une hausse de l’inflation.
  • Le maintien de la répression financière des banques centrales, susceptible de garder les taux réels bas et de maintenir les valorisations au-dessus de leurs moyennes historiques, pourrait stimuler le rendement des actions.

Attentes fondées sur nos hypothèses relatives aux marchés des capitaux de 2022

Actions américaines

  • En ce qui concerne les actions américaines, nous tablons sur un rendement réel annualisé de 3 % jusqu’en 2042, soit un taux correspondant à moins de la moitié du rendement moyen de 6,6 % enregistré depuis 2001 et de la progression de 7,1 % depuis 1926. Nous avons réduit nos prévisions de rendement réel sur 20 ans, qui étaient de 3,1 % en 2021. Les estimations du rendement ajusté au risque demeurent inférieures à leurs normes historiques.
  • Les valorisations des actions américaines restent élevées par rapport au reste du monde. Nous croyons qu’elles se rapprocheront de celles des autres marchés développés au fil du temps.
  • Comparativement à 2021, nous nous attendons maintenant à une diminution du potentiel de gains pour les actions américaines, puisque les hausses de taux augmentent les charges d’intérêts des entreprises. Nous constatons par ailleurs que le recul du marché boursier américain pendant la première moitié de 2022 s’est traduit par des valorisations de départ plus attrayantes, ce qui compense ce facteur négatif.

Obligations américaines

  • Nous croyons que les marchés obligataires afficheront un rendement réel annualisé de 1,9 % au cours des 20 prochaines années, comparativement à un rendement historique de 2,1 % par année (depuis 1926). Cette estimation a augmenté par rapport à 1,5 % en 2021, influencée en grande partie par des rendements plus élevés qui ont accru l’attrait des nouveaux placements en obligations.
  • L’inflation supérieure aux attentes au cours des deux prochaines décennies pourrait plomber les résultats des titres à revenu fixe et à rendement nominal de longue duration, comme les obligations du Trésor à 30 ans, ce qui constitue un risque important.
  • Nous croyons que les obligations afficheront un ratio de Sharpe moins élevé qu’au cours des deux dernières décennies, reflétant en partie l’augmentation des taux d’intérêt et des risques d’inflation.

Marchés émergents

  • Les marchés émergents représentent le secteur le plus prometteur des marchés publics, en raison de nos attentes concernant une croissance plus importante du PIB réel et des valorisations de départ faibles.
  • Nous prévoyons que les marchés émergents dégageront un taux de rendement réel de 5,1 % au cours des 20 prochaines années, comparativement à 6,1 % pendant les deux dernières décennies.

Marchés développés (hors É.-U.)

  • Nous croyons que la croissance du PIB réel de la plupart des pays développés autres que les États-Unis, y compris l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et le Japon, accusera du retard par rapport à celle des États-Unis jusqu’en 2042, surtout en raison des taux de natalité et d’autres tendances démographiques. La croissance des bénéfices devrait donc demeurer modérée par rapport aux États-Unis et aux marchés émergents.
  • Les rendements estimatifs des marchés boursiers des pays développés autres que les États-Unis s’établissent à 3,3 % en termes réels pour les 20 prochaines années, surpassant les actions américaines. Nous prévoyons une diminution du rendement sur les marchés développés autres qu’américains par rapport à la moyenne historique à long terme et une volatilité légèrement plus élevée qu’aux États-Unis en raison de la concentration accrue des secteurs plus cycliques.

Obligations américaines c. actions américaines

  • Nous croyons que le contexte de rendement inférieur donnera lieu à des rendements ajustés au risque moins attrayants pour les actions mondiales comparativement à leur moyenne historique, les ratios de Sharpe demeurant relativement stables dans l’ensemble des catégories d’actions et d’obligations de base (Tableau 2).
  • Selon nos prévisions, l’écart attendu de 1,1 % entre les taux de rendement réel des actions américaines et des obligations américaines de qualité au cours des 20 prochaines années devrait se situer dans le 7e percentile par rapport aux données historiques, ce qui est considérablement moins élevé qu’au cours des deux décennies précédentes (Tableau 3).
  • Un taux d’inflation plus élevé pourrait élargir cet écart de performance à l’avenir et coïncider avec des corrélations accrues entre les actions et les obligations.

TABLEAU 3 – Nous croyons qu’au cours des 20 prochaines années, les actions américaines surpasseront les obligations par une marge plus étroite qu’au cours des 20 dernières

TABLEAU 3 – Nous croyons qu’au cours des 20 prochaines années, les actions américaines surpasseront les obligations par une marge plus étroite qu’au cours des 20 dernières Graphique à barres montrant les rendements excédentaires des actions américaines par rapport aux obligations de qualité de 1926 à 2022. L’axe vertical représente la fréquence et l’axe horizontal représente les pourcentages de -2 % à 15 %. Le graphique place l’écart attendu de 1,1 % entre les taux de rendement réel des actions américaines et des obligations américaines de qualité au cours des 20 prochaines années dans le 7e percentile par rapport aux données historiques, ce qui est considérablement moins élevé qu’au cours des deux décennies précédentes.